Hier, lors du Grand Jury LCI-RTL-Le Figaro, le Ministre de l'Immigration, de la Coopération, du Codéveloppement et de l'Identité Nationale Eric Besson a proclamé que la burqa était contraire à notre identité nationale relançant une énième fois le débat sur cet acoutrement.
J'ouvre donc le bal sur ce sujet...
Je soutiens pleinement l'interdiction de la burqa et du niqab. Cette tenue vestimentaire symbolise tout ce que nous rejetons de l'islamisme, car n'en déplaise à ses défenseurs, il ne s'agit nullement d'un choix vestimentaire anodin, d'une liberté individuelle, d'un libre choix de quelques individus. Il ne s'agit pas d'user d'un tel argument fallacieux alors que ces même gens nient le droit à la liberté individuelle. Non, en effet, c'est tout l'inverse, car il se cache en réalité derrière cela un projet politique visant à réaliser une assimilation à l'envers : une France qui au lieu de laïciser ses immigrés musulmans se verrait islamisée par ces éléments les plus intégristes.
Et c'est en cela qu'il faut lutter de toutes nos forces contre cette tenue vestimentaire, car la majorité des musulmans en France sont modérés et ne portent par les mêmes valeurs que ces intégristes. J'aimerai vous exposer quelques raisons qui font que je suis un partisan acharné de l'interdiction de ces tenues.
Premièrement, la France est un État de droit, une Nation laïque avec une Histoire et un passé que l'on ne peut nier, n'en déplaise à certains milieux qui aimeraient faire commencer cette Histoire au XXème siècle (et même pas en 1789, cette période de notre Histoire paraissant trop belliqueuse et patriote à leurs yeux). Ainsi, si l'on excepte la période allant de 1789 à 1944 - surtout le XIXème siècle - la France a toujours été une terre où l'on prônait l'égalité homme-femme plus qu'ailleurs, certes cette construction fut lente, dure et s'inscrit sur plusieurs siècles, mais les femmes ont acquis de nombreux droits dans un processus multiséculaire. La femme étant l'égale de l'homme elle ne saurait être assujettie d'une telle manière à son mari, n'en faisant qu'un objet interchangeable avec d'autres femmes vivant au « bled » (d'ailleurs la substitution d'épouse ne serait pas perceptible puisque le visage n'est pas visible sous ces vêtements). J'ajouterai que lorsque nous voyageons dans des pays étrangers, les Français se plient aux coutumes locales afin de ne pas choquer les populations, c'est ainsi que nos femmes se voilent lorsque nous allons en Arabie Saoudite, en Iran ou en Afghanistan ; il est donc parfaitement logique que les populations arrivées en France se soumettent à notre droit et à nos traditions en adoptant une tenue conforme à nos mœurs (n'en déplaise à Barack Obama). C'est aussi cela l'assimilation... mais zut ! J'oubliais nous y avions renoncé voici une trentaine d'années pour ce magma informe et sans saveur mais beaucoup plus politiquement correct que nous appelons « intégration » et que nous sommes incapables de définir d'où son échec... Mon grand-père paternel était musulman mais il s'est soumis, dans le cadre de l'assimilation, aux mœurs françaises, refusant d'imposer sa religion à ma grand-mère paternelle catholique (à l'inverse de ce qu'il se passe trop souvent dans les mariages mixtes de nos jours). Il a accepté les règles posées par la Nation française et c'est normal : c'est au pays d'accueil de fixer ses lois, non à ceux que l'on a la bonté d'accueillir d'imposer leurs conditions.
Deuxièmement, la France, je le disais, est une Nation laïque. Or, cette laïcité impose la réclusion de la religion, du culte, du sacré, à la sphère privée. Et que je sache, la rue est partie intégrante de la sphère publique, au même titre que les administrations, les écoles, les hôpitaux, etc. Il n'y a donc pas lieu d'affirmer à ce point une identité religieuse dans une optique aussi séparatiste et communautariste. La discrétion est bien mieux récompensée. Un voile ou un bandana serait plus discret. Mais là n'est pas leur objectif, bien au contraire. Car il est évident, comme je le disais encore une fois auparavant, que derrière cette tenue se cache un projet politique islamiste, intégriste et contradictoire. Il y a un objectif à la fois séparatiste (montrer la séparation entre les « bons musulmans » et les « infidèles » auxquels les musulmans modérés sont assimilés) et également de conquête (conquérir la France par l'islam, imposer petit à petit sa morale, sa religion et ses règles jusqu'à la conversion obligatoire et la création d'une « République islamique » dont rêvent ces gens) : il s'agit d'un salafisme en constante progression parmi les gens de confession musulmane en France malheureusement bien que l'immense majorité le rejette toujours (je n'emploierai pas le terme de « communauté musulmane » puisqu'il n'existe en France qu'une seule « communauté » : la communauté nationale) et quoi qu'en dise l'UOIF elle représente cette mouvance au sein du Conseil Français du Culte Musulman (CFCM). Ce projet politique nous devons l'écraser dans l'œuf avant qu'il ne soit trop tard et le combattre à tout prix sans faire preuve de lâcheté. Nous ne voulons pas de l'esprit munichois, la République française a besoin de résistants.
Troisièmement, et dernièrement, il y va aussi de la dignité de la femme. Cette tenue est dégradante et la rabaisse à un statut de vassale de l'homme. Or, la France proclame dans son Préambule constitutionnel l'égalité homme-femme et il n'est pas question de revenir dessus au nom de prétendu principes culturels ou religieux, par ailleurs erronés car nulle part le Coran ne prescrit le niqab ou la burqa. Il est vrai qu' « un des théologiens les plus éclairés de l'UOIF » (pour autant que l'on puisse être éclairé et membre de l'UOIF) considère que le témoignage d'une femme a moins de valeur que celui d'un homme car « tout un chacun sait que le cerveau d'une femme est plus petit que celui d'un homme »... Et ces gens sont Français ? Non. Il n'en ont que la carte d'identité, mais ils ne sont pas Français, car la France ce n'est pas seulement le droit du sol et une pièce d'identité ou des aides sociales, qu'ils sont d'ailleurs si prompts à réclamer. La France c'est une volonté commune de vivre ensemble, un « plébiscite de tous les jours » (Ernest Renan), des valeurs communes : l'égalité, l'unité nationale, la liberté, la laïcité, l'indivisibilité de la République et le refus des discriminations en fonction de critères physiques, religieux ou ethniques. La France est un idéal, patrie des Droits de l'Homme, elle n'a certes pas toujours montré l'exemple mais ce n'est pas une raison pour baisser pavillon face à une menace sournoise. Aujourd'hui, elle doit se battre et interdire une pratique moyen-âgeuse tant qu'il en est encore temps. Après il sera trop tard...
Souvenons-nous de la célèbre phrase de Winston Churchill à l'adresse du Premier Ministre Neville Chamberlain lorsque ce denier fit ratifier par la Chambre des Communes les Accords de Munich, en 1938 : « Vous aviez à choisir entre le déshonneur et la guerre. Vous avez choisi le déshonneur et vous aurez la guerre ». Aujourd'hui nous sommes en guerre contre l'islamisme et nous devons le combattre. En choisissant le déshonneur nous ne ferons que reculer le conflit de quelques années avec moins de chances encore de l'emporter. Il n'est pas trop tard aujourd'hui. Il nous faut choisir le courage, la République doit montrer aujourd'hui qu'elle n'en manque pas : après il sera trop tard.