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Hadopi vous ment

(3 posts)
  1. christophoros
    christophoros
    Member
    19 pts

    Hadopi fondera la bonne foi des internautes se disant victimes de piratage sur la présence d'un logiciel dit de "sécurisation", bref, un cheval de Troie. Voici, comme suite à un précédent post comment sécuriser votre connexion Internet, quelque soit votre matériel (munissez-vous des notices des box et des forums sur le net). Dans les grandes lignes :

    1 - http://192.168.1.1 ou 192.168.0.1 entrez ça dans la barre d'adresse de votre navigateur, bienvenue dans le paramétrage de votre BOX. Cette adresse est générique, et si vous avez un FAI qui laisse trainer un hotspot WIFI à partir de votre box, et bien c'est le moyen le plus simple d'accéder à votre matériel, vos fichiers etc. J'ai un voisin sympa qui télécharge comme un fou plein de films, moi je télécharge sur son ordinateur en direct. Cas typique de petit piratage en famille.

    2 - mots de passe : règle pour un bon mot de passe, 12 caractères minimum, chiffres, lettres, majuscules, minuscules c@r@ctères spéciaux """ ''' ! ¨ et rien qui ne fasse référence à votre vie et rien qui ne fasse référence à un mot du lexique français ou anglais (ex : Lik@oup""44@78ul@opi7 est un très bon mot de passe et en plus il fait référence à un truc que moi seul connaît, donc facile à retenir pour moi). Cette mesure est valable pour tous vos mots de passe, car le meilleur moyen de vous pirater, c'est vous (et votre tendance à mettre prénom.nom ou motdepasse en mot de passe, voir pire à en faire un commack et à le noter sous le clavier).

    3 - Dans votre BOX, configuration WIFI :

    - Ne diffusez pas le SSID (nom du réseau).
    - WPA2-PSK avec un bon mot de passe. JAMAIS le WEP.
    - Virez les hotspot automatiques (freewifi, neufwifi et autres).

    4 - Pour empêcher quiconque de se connecter sauf vous :

    - Limiter la plage des IP attribuées par votre routeur au nombre de vos appareils (décodeur TV+ORDI en général).
    - Attribuer une IP fixe avec authentification par adresse MAC (identification du matériel, chaque matériel à une adresse MAC unique) à chaque appareil connecté (TV+ORDI en général).

    5 - Changer le mot de passe pour accéder au routeur par son adresse 192.168..., choisissez un bon mot de passe.

    6 - Notez vos mots de passe dans...votre tête.

    Voilà, une fois fait, votre réseau sans fil ne sera plus détecté par les outils courants de découverte automatique des réseaux, même si une personne le découvre par une analyse des flux réseau environnants (déjà il faut y aller), la limitation des adressages IP et des correspondances MAC l'empêchera de se connecter.

    Voilà, pour 0 euros, votre configuration est protégée des vilains pirates et si Hadopi vous coince, c'est que c'est vous le coupable à 99 % (il reste une part minime de 1% de gens ayant la compétence pour faire sauter ces protections, mais là la liste se limite aux doctorants en cryptographie et analyse réseau).

    Ce post n'a rien de politique ? Si car je ne supporte pas, en tant que Gaulliste convaincu, que des petits joueurs aient inventé cette monstrueuse imbécilité qu'est Hadopi, que la loi création et internet impose aux internautes de payer un logiciel espion qui nuira à leur liberté d'expression et que le flicage systématique des télécommunications soit monnaie courante (Bombe Parlement, ça c'est pour les oreilles : coucou les barbouzes).

    Mais je n'ai aucune illusion. Il faudra que je devienne moi-même président de la République pour abroger cette loi stupide.

    Posté il y a 2 months #
  2. seb13006
    seb13006
    Member
    627 pts

    L'HADOPI mondial

    Trente-neuf pays discutent très discrètement d'un accord permettant de renforcer le droit d'auteur. Certaines fuites évoquent un filtrage implacable des contenus ou la fin de la confidentialité des adresses IP.

    «Hadopi mondiale», «traité secret qui pourrait changer la face d'Internet», «Internet bientôt contrôlé mondialement»... Les titres de ces billets de blog donnent le ton : nombre d'acteurs du web s'inquiètent des possibles conséquences de l'Acta. Derrière ce sigle, un accord, en cours de négociation, entre plusieurs dizaines de pays, dont ceux de l'Union européenne, sur le droit d'auteur.

    L' «Anti-Counterfeiting Trade Agreement», ou «accord commercial anti-contrefaçon», est en préparation depuis 2006. Son septième round de négociation débute mardi à Mexico. Ce projet, qui concerne 39 pays au total, dont les USA, le Canada et l'UE, recouvre de nombreux domaines, de la pharmacie à la musique. Avec un but : mieux protéger le droit d'auteur et les brevets.

    Les fournisseurs d'accès obligés de filtrer les contenus ?

    Le traité succéderait à un précédent, l'ADPIC, entré en vigueur en 1995. Il renforcerait ce dernier grâce à cette coalition de pays décidés à durcir le droit d'auteur. Ce regroupement d'Etats volontaires, atypique, serait la conséquence de blocages à répétition des négociations sur ces questions dans les instances existantes (Organisation mondiale du commerce, Organisation mondiale de la propriété industrielle). Des blocages qui auraient conduit certaines nations, aiguillonées par les lobbies de l'industrie des contenus, à se réunir hors de ces structures. Et parmi les priorités du traité se trouve la question du piratage sur Internet.

    C'est ce volet qui inquiète certains acteurs du Web. Selon La Quadrature du Net, collectif qui milite pour la liberté sur Internet et fut à la pointe de la mobilisation anti-Hadopi, l'Acta vise tout simplement à «imposer un accord 'volontaire' entre les fournisseurs d'accès Internet et les titulaires de droits pour combattre de manière extra-judiciaire les atteintes au droit d'auteur par une riposte graduée et le filtrage ou une suppression automatisée des contenus.»

    En clair, plutôt que de demander aux Etats un arsenal législatif comme l'Hadopi pour lutter contre le piratage, cet accord obligerait les fournisseurs d'accès, sous peine d'être tenus pour responsables du piratage, à mettre en place des systèmes de filtrage des contenus pour empêcher leurs abonnés d'accéder à certaines ressources du web.

    Opacité et hypothèses inquiétantes

    Le conditionnel est ici de rigueur. Car, et c'est l'un des éléments qui inquiète, le traité est négocié dans une discrétion qui confine au secret. Il a fallu que le site Wikileaks, spécialisé dans la publication de pièces confidentielles, mette en ligne fin 2008 un document exposant le traité, pour que son existence soit révélée au plus grand nombre.

    Parmi les documents publiés figurait une copie de travail de l'UE, dans laquelle apparaissaient plusieurs points de négociation inquiétants : l'obligation pour les fournisseurs d'accès de révéler l'identité d'un abonné, à partir de son adresse IP, à tout organisme de défense des ayants-droits qui en ferait la demande, et ce, sans passer par la justice ; ou encore la possibilité pour des douaniers de fouiller le contenu des disques durs, lecteurs MP3 et autres supports de stockage pour y rechercher des fichiers piratés et de confisquer le support s'ils en trouvent.

    De quoi inquiéter internautes et défenseurs de la liberté du web. La Commission européenne a cependant démenti que ces documents correspondent au contenu du traité... tout en refusant de préciser ce qu'il contenait exactement. Une opacité tout sauf rassurante. Au point que des parlementaires européens comme américains ont demandé à la Commission et à la Maison-Blanche de respecter la transparence et de rendre publiques ces négociations.

    Google entre dans la danse

    Lepoint.fr a pu interviewer un négociateur européen du traité. Pour lui, les négociations n'ont jamais été secrètes, même si «les textes n'ont jamais été rendus publics». Toujours selon ce négociateur, les documents de travail devraient être publiés avant une éventuelle signature. Le négociateur reconnaît que l'un des objectifs de l'Acta est bien d'impliquer fournisseurs d'accès et hébergeurs (qu'on regroupe sous l'appellation «intermédiaires techniques») dans le contrôle des contenus qui transitent par leurs serveurs.

    Dernièrement, l'association Reporters sans Frontières a exprimé son inquiétude sur ce traité, qui représente selon elle «un réel danger pour la liberté d'expression sur Internet». Pour RSF, «il est fort regrettable que des discussions pouvant avoir de fortes incidences sur une liberté fondamentale comme la liberté d'expression se tiennent à l'écart du débat démocratique».

    Un acteur pourrait changer la donne : Google. Le géant des moteurs de recherche a pris l'initiative de réunir les lobbies de l'industrie des contenus et les défenseurs des libertés autour d'une table, la semaine dernière à Washington. Un débat plutôt vif s'en est suivi, les représentants de l'industrie défendant la nécessité du secret, pour avoir les coudées franches, alors que les associations réclamaient plus de transparence.

    Je suis pour une égalité de tous devant la loi
    Je suis pour la liberté d'aimer.
    (et oui je sais, je suis nul en orthographe mais je me soigne)
    Posté il y a 1 month #
  3. zoltar
    zoltar
    Member
    218 pts

    ALTA fait carrément plus flipper que HADOPI ! Ce dernier, on s'en tape complètement étant donné les multiples solutions technique pour passer outre (vive le VPN !). Par contre, un web à la chinoise étendu au monde entiers, ça c'est déjà moins cool. Bah, on se remettra peut-être à lire des bouquins à la place de passer des heures scotchés sur le web... Y'a d'autres trucs dans la vie de toute façon.

    Posté il y a 1 month #

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