Par méchant entre guillemets, je ne voulais nullement citer Asselineau, désolé que cela porte a confusion. Je voulais juste caractérisé de la manière la plus simple du monde "un empire avec donc des ambitions impérialistes". Pour moi, un tel Etat serait un "méchant" et je ne pense pas que ce soit le cas des Etats-Unis. (Et pour ta question, le pouvoir ne change pas entièrement de main tous les 4 ans pour deux raisons : les électeurs restent à peu prés les mêmes, et les conseillers techniques (tous comme en France ; incluant les personnes comme M. Asselineau) restent les mêmes )
Pour le chiffre avancé, je t'avoue que j'ai regardé la vidéo avec un peu moins d'attention au bout d'1 heure... Les 7 milliards sont la différence entre les 19 que donne la France et les 12 qu'elle reçoit. Peut-être est-ce juste l''argent pour la collectivité, je ne me souviens plus. Mais même, admettons qu'au total ce soit 60 milliards ; dépenser 3% du PIB pour assurer de forts liens commerciaux et aider a la sécurité du pays, ça ne me semble pas être un investissement démesuré.
J'admire beaucoup le général de Gaulle et suis toujours content quand il est cité. Mais la situation a changé en un demi siècle. France et Allemagne ne peuvent pas être officiellement déclarées leader de l'Europe ; les autres pays méritent aussi des droits et n'accèpteraient pas d'être dirigés par nous... Mais crois-moi, France et Allemagne restent bel et bien les pays les plus influant d'Europe et sont suivis par les autres dans une mesure qui s'équilibre naturellement à la différence de puissance. Il reste un problème lié au mode de décision à l'unanimité, mais ils y travaillent.
Quand à une Europe "controllée par la CIA", c'est quand même un peu de la paranoïa... Déjà , les américains ne sont pas plus intelligent que nous. Ensuite, ils peuvent avoir une influence sur l'Europe, mais qui s'équilibre avec une contrepartie de la même manière que la France et l'Allemagne au sein de l'Europe. En clair si ils veulent quelquechose, on leur demandera autre chose en échange et on aboutira à un contrat qui arange les deux parties. Par exxemple (pure example, hein, fondé sur rien et volontairement simpliste) : Les US ont besoin qu'on intègre la Turquie dans l'Europe, nous on estime que ça va nous coûter tant chaque année, alors on accèpte en échange de droits sur le pétrole dans une certaine région, qui vont compenser ce que ça nous coute plus tous ce que les US sont pret a rajouter pour voir la Turquie dans l'Europe. Enfin c'est comme ça que je vois les choses, et je crois bien que c'est comme cela que ça se passe en moyenne, c'est la méthode logique...
Pour la visibilité à l'internationnale de la France, elle est cruciale pour l'économie. La concurence a évolué d'un contexte national à un contexte international. Les côuts de nombreuses technologies sont maintenant trop élevé pour que ces technologie ne soient vendues que sur le "petit" marché qu'est la France. Par exemple, Dassault Aviation a du mal à vendre le Rafale à l'étranger ce qui les met dans une position moins confortable qu'éspérée car le marché français est trop petit. Pourtant, cet avion est encore considéré de partout comme le meilleur de sa catégorie, mais ça n'intéresse pas les acheteurs que de prendre un avion purement français alors qu'il peuvent par exemple prendre un avion européen et cré ainsi des liens avec plusieurs pays d'un coup. Mais de manière analogue, on ne peut pas faire un téléviseur destiné uniquement au marché français car son prix ne pourrait pas etre compétitif car produit a trop petite échelle, etc. On a besoin que nos produits soient reconnus, donc par exemple qu'un australien pense qu'une Renault est mieux qu'une Tata. Et pour que nos produits restent reconnus, il faut être en concurrence à l'échelle mondiale, car c'est cette concurrence qui suscite l'innovation ; si notre marché était fermé depuis 20 ans, une Tata serait effectivement mieux qu'une Renault... Pour garder une industrie compétitive, il nous faut, donc des alliés stables et dans certains domaines des compagnies à plusieurs nationnalité, comme EADS. Ainsi, avec l'Europe, on a déjà de bons alliés que sont les pays dévelloppés, mais sur un plus long terme, les alliés que sont les pays de l'est acheteront nos produits et on profitera ainsi de leur croissance. Si on ne les prenais pas avec nous dans l'Europe, ils se tourneraient par exemple vers la Russie ou même l'Inde et se moqueraient totalement de nos Renault, qui n'arriveraient plus à être suffisament vendues et mènerait à la fin de l'entreprise (enfin pour le côut, ça va peut être arriver sans ça...). L'américain moyen est aussi celui qui élit son président, et son président, en temps qu'élu, considère l'opinion publique de son pays pour prendre ses décisions, comme conclure des accords commerciaux. C'est pour ça que Joe-Six-Pack est quand même important...
Enfin bref, il y a tout plein de phénomène économiques que M Asselineau devrait trés bien connaître qui nous forcent à tisser des liens avec toute l'Europe si l'on veut se maintenir sur le long terme. Il y aussi les solutions type Suisse, mais ce n'est pas envisageable de la part du pays des droits de l'homme, et c'est pas non plus sur que ce soit durable...
Au final, je maintien ce que je disais. Je pense qu'il sait trés bien que sa vision de l'histoire est érronée et que le retrait de l'Europe n'est pas viable économiquement, mais qu'il s'en sert comme instrument de différenciation, stratégie qu'il a appris à HEC et visant à percer le "marché" des éligibles.
Lorsque l'on étudie une problématique, il convient d'en étudier tous les aspects, c'est ce que fait M Asselineau avec son hypothèse. Mais lorsque vient le moment des décisions, il vaut toujours mieux pencher pour l'explication la plus rationnelle. Mais merci a toi, on a tout le temps besoin d'une ; même de plusieurs oppositions pour maintenir le débat